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12/09/2011

Chef Hilarion Vendégou

Chef Hilarion Vendégou_Vairani.jpgEn arrivant sur l'île, Patrick Mesner alla rencontrer les Kanak. Avant que cette photo ne soit prise, il demanda d'abord la permission au chef Hilarion Vendégou de le prendre en photo. Le chef très gêné par cette demande hésita mais finit par accepter. Mais avant qu'il soit tout de suite pris, le chef se demanda : « Il vaudrait mieux que je prenne la photo de la reine avec moi pour dire que je suis un descendant de la reine ».

Alors il courut dans sa chambre en bois. Patrick Mesner se demanda bien ce qu'il faisait avec cette photo d'une femme et dit : « Pourquoi prends-tu cette photo d'une femme. » Il lui répondit : « Ben, je suis un descendant de cette femme qui était justement une reine. »Le photographe surpris de rencontrer un descendant d'une reine le prit tout de suite en photo.

Ensuite, dès la photo prise, il le remercia beaucoup pour cela. Patrick Mesner très heureux, se dit que son projet de photographe fonctionnait à merveille. Donc, il alla voir d'autres kanak pour pouvoir les photographier.

Vairani

Maré, Iles Loyauté Cérémonie de Mariage.

Avant que cette photo ne soit prise, les habitants se réunirent avec le chef de la tribu pour parler de Patrick Mesner qui voulait prendre en photo la cérémonie de mariage. Mais avant ça, Patrick était obligé de faire coutume pour que le chef l'accepte. Il était donc sous la protection du chef et il pouvait prendre n'importe quelle photo. Les mariés se préparèrent pendant que les proches préparaient la cérémonie du mariage avec des paquets d'ignames et, au milieu de chaque paquet, des billets de banques. Puis la photo fut prise.

image de afai.jpg

Après, les proches se réunirent pour fêter le mariage. Et le couple était heureux de leur mariage, et un peu plus tard, ils partirent en lune de miel. Les proches se réunirent pour remercier Patrick d'avoir pris de superbes photos et surtout celle de la coutume.

Afai

Thio, Grande Terre, province Sud Tribu de Kouaré Les jumeaux Éric et William Toura .

Les jumeaux Éric et William Toura se sont fait prendre en photo par Patrick MESNER.

Tautu.jpg

Avant que cette photo ne soit prise, le photographe a ressenti beaucoup de sentiment de joie comme si c'était la première fois qu'ils voyaient des jumeaux comme ça, surtout dans ce genre de pays et voir cette couleur de peau apparaître là dans ce monde .

Une personne de couleurs noire qui se sent parent de ces enfants n' a peut-être pas eu le courage d'assumer des enfants blancs.

Patrick après de longues heures d'attente pour s'expliquer cette couleur inattendue conclut que la couleurs de peau d'un enfant n'a rien à voir avec la couleur de peau des parents.

Tautu

La femme de l'eau

PHOTO CORALIE.jpg 

Arrivé à Hienghène , à l'est de Nouméa, j'ai aperçu une femme et je lui ai dit :

 

 

 

« Bonjour, je me nomme Patrick Mesner, je suis un photographe et je me demandais si je pouvais prendre une photo de vous. Est-ce qu'il serait possible de vous prendre en photo ? »

 - D'accord il n' y a pas de problème pour ma part.

 - Pourriez -vous vous mettre dans l'eau et faire semblant de pêcher ? »

 - Ok, mais s'il te plait, tutoie-moi. »

 Et la femme alla dans l'eau, se plaça comme je l'avais prévu et fit semblant de pêcher des tortues.

Puis je l'ai remerciée de m'avoir laissé du temps pour prendre quelques photos d'elle. Enfin j'ai suivi ma route et je l'ai laissée libre comme la nature .

                                 Coralie Wamytan

01/09/2011

Kanak portrait de groupe

En ce début d'année scolaire, les élèves de Papeete, désormais en 3ème 1, sont allés jeudi dernier au musée de Tahiti et des Iles.

Familiers des lieux, nous y avions rendez-vous avec Patrick Mesner, grand reporter photographe, et Emilie Salaberry, commissaire de l'exposition « Kanak portrait de groupe », présentée en janvier 2011 au musée d'Angoulême.

groupe expo kanak.jpg

Fruit du travail photographique réalisé pendant plusieurs années en Nlle-Calédonie par Patrick Mesner, l'exposition a provoqué chez les élèves questionnement ou étonnement, plaisir ou répulsion, selon les clichés exposés.

Elle leur a aussi permis de découvrir la culture kanak, une culture océanienne proche, mais méconnue d'eux.

Suite à la visite de l'exposition, un échange, nourri par des questions spontanées ou préparées à l'avance, a eu lieu entre l'artiste, la commissaire de l'exposition, et la classe.

rencontre expo kanak.jpg

Bientôt sur le blog, les productions des élèves, oeuvres d'imagination à partir des photos de Patrick Mesner.

Deux sites pour prolonger la visite :
Kanak, portrait de groupe

Les carnets du sud

Xavier Martin, professeur de lettres

08:51 Publié dans Le projet | Lien permanent | Commentaires (1)

07/05/2011

Une tête de harpon

Il était une fois dans les années 60 un archéologue japonais qui faisait des fouilles aux Marquises, dans l'île de Ua Huka à Hane. Il trouva un objet en os

harpons.jpg

quelque temps après le début des fouilles. Cet archéologue s'appelait Y. Sinoto. Depuis 1917, la loi d'interdiction du transfert des objets anciens interdisait de les exporter à l'étranger, au Japon ou en France.

Il se posa des questions comme : Quel est cet objet ? A quoi servait-il ? Est-ce un outil ?

Quatre an plus tard, il avait répondu à ces questions. Il trouva que l'objet retrouvé était un harpon de pêche, qu'il avait appartenu à un pêcheur marquisien, qu'il servait à pêcher de gros poissons. Aux îles de la Société, toutes les têtes de harpon en os ou en nacre ont disparu, celle-ci a été conservée.

Teiki Tokoragi

 

C rédit photo : Musée de Tahiti et des îles.

 

Le tapa

Un jour, sur l'île de Mangareva, Tengaripa et ses amies battaient avec un maillet des morceaux d'écorce pour ensuite confectionner des « tapa ». Elle et ses amis décoraient une fête de mariage à l'aide du tapa. La nuit tombait, une grosse tempête dévasta tout le village. Les femmes découragées et toutes déçues se mirent dans leur tête que le mariage était gâché.

 

battoir tapa Mangareva.JPG

 

Quelques mois plus tard, un missionnaire se rendit sur cette île, autour de lui le vent soufflait très fort, un arbre se trouvait au dessus de sa tête. Tout à coup, un morceau de tapa tomba délicatement sur sa tête, il se releva et le prit. Il le regarda tendrement et réfléchissait à ce qu'il pourrait bien faire de ce tapa. Soudainement, il eut une idée et pensa qu'il pouvait l'utiliser. En rentrant, il raconta à sa famille ce qu'il s'était passé et donna le tapa à sa femme pour qu'elle en couvre le nouveau registre au mariage. Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelques années plus tard, un archéologue se rendit sur cette île et découvrit le tapa sur un registre de mariage. Ce tapa devint un ancien objet des temps anciens et fut exposé au musée de Tahiti et des îles.

 

tapa Mangareva.JPG

 

Vairani Teheipuarii et Sophie Tevero

 

C rédit photo : Musée de Tahiti et des îles.

Le sceptre de Pomare III

Un jour, un artisan spécialisé dans les métaux fabriqua un sceptre en métal. A l'extrémité, un aigle qui représente le pouvoir, la force et la richesse. Le sceptre était mis dans un coffre-fort. Le jour venu, l'artisan donna le sceptre aux missionnaires qui devaient l'utiliser pour le sacre de Pomare III. Les missionnaires partirent pour Tahiti pour le sacre de Pomare III. Le bateau fit escale en Australie, à Fidji, sur l'île de Pâques, puis enfin à Tahiti. A leur arrivée, les missionnaires furent accueillis par la famille royale Pomare et ses habitants. La famille Pomare invita les missionnaires dans leur maison royale pour parler du sacrement de Pomare III. La famille et les missionnaires choisirent la date et le lieu du sacrement. La date pour le sacrement était celle de l'anniversaire de Pomare III et le lieu était le lieu royal de la famille nommée « Tombeau du roi ». Ils attendirent trois jours pour préparer le sacre. Le futur roi avait trois ans. Le jour venu, le sacre de Pomare III se passa très bien. Lorsque le sacre fut terminé, Pomare III fut sacré roi. A l'âge de sept ans, Pomare III mourut.

 sceptre Pomare.jpg

De nos jours, le sceptre est exposé au musée de Tahiti et des Iles comme objet royal de Pomare. C'est un très bel objet qui nous fait repenser  à l'un de nos ancêtres.

 

                                  Afai UTIA et Sandy HARRY

C rédit photo : Musée de Tahiti et des îles.

 

 

La lance

omore details.jpg Un jour, un habitant d'une île des Australes fabriqua une lance en utilisant le bois de fer et de la bourre de coco. Cette lance était utilisée pour la guerre entre tribus. Elle a appartenu certainement à un guerrier tombé au combat. Il est difficile de lui attribuer une origine géographique précise. Des années plus tard, George Bennett de la London Missionary Society collecta la lance entre 1821 et 1824. Ensuite elle passa dans l'ancienne collection de J. Hooper. Cette arme serait plus ancienne que celles visibles habituellement dans les collections.  

 

omore Rurutu.jpg

 

 

Manuarii Tuariihionoa, Christopher Jouen

 

Crédit photo : Collections du Musée de Tahiti et des îles. 

L'arc du chef de Bora Bora

ARC blanc.jpgIl y avait un objet, plus précisément un arc, ''fana'' en tahitien qui appartenait à un grand chef de Bora Bora. On l'utilisait pour des  jeux d'autrefois. Le but était d'envoyer la flèche le plus loin possible. Un jour, un navire apparut au loin. A bord, se trouvait un homme qui s'appelait George Bennett. Après son arrivée, il se lia d'amitié et de confiance avec ce grand chef. Avant de mourir le grand chef de Bora Bora offrit son arc à son ami, c'était en 1821. Le collectionneur J. Hooper acheta aux enchères l'arc. Après avoir conservé longtemps l'arc, il le vendit au musée de Tahiti et ses îles qui le fit exposer. Depuis ce jour, on peut voir ce magnifique arc dans une vitrine.

 

Keahi etTuki

 C rédit photo : Musée de Tahiti et des îles.