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15/02/2011

Merci monsieur Pambrun

J'ai dû le rencontrer quatre, cinq fois peut-être ; il avait eu la gentillesse l'année dernière de venir rencontrer mes élèves de troisième qui avaient lu une de ses pièces de théâtre, Les Parfums du Silence. Ils l'avaient écouté avec attention et respect leur parler d'eux, de leur culture, de la littérature. Après la rencontre, les élèves avaient noté leurs impressions. Puetua avait écrit : "A son arrivée, nous étions surpris de le voir car on n'aurait pas dit un écrivain. Un écrivain, c'est quelqu'un avec des livres, qui porte des lunettes." Jean-Marc Pambrun est décédé le 12 février dernier à Paris. A chacune de nos rencontres, jamais je n'ai pensé que je rencontrais un homme qui aujourd'hui "laisse un grand vide dans le paysage polynésien et qui marquera à jamais l'histoire et la culture de notre Pays", comme l'écrit le président du gouvernement de Polynésie Gaston Tong Sang. C'est le genre de formule que l'on réserverait en France à un Victor Hugo ou à un Jacques Brel et qui érige en statue des hommes de chair et de sang.

Pour moi, qui eut la chance de m'entretenir à plusieurs reprises avec lui, de lui proposer ce projet pédagogique de partenariat avec le Musée de Tahiti et des Iles, dont il était le directeur, j'ai toujours eu le sentiment d'être en face de l'homme, et non de la statue, d'un homme simple, sensible et affable, dont émanait un réel charisme, sans effet de manche. Je me souviens de sa voix, chaleureuse et douce.

Cet homme d'engagement, cet homme de sentiment, celui-ci, je prends conscience de la chance que j'ai eue de le rencontrer. Merci monsieur.

Pambrun.jpg

Sa biographie, c'est ici.

Xavier Martin

17:03 Publié dans Le projet | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Vous avez laissé un joli message.

Et vous avez écrit le jour de mon anniversaire .
Mon père à toujours été une personne très concerné par la culture polynésienne.

Il a toujours défendu et mis avant les valeurs de la Polynésie française même si la plupart des personnes corrompus et rongé par la fierté et le pouvoir lui faisait face, il n'a pas faibli pour autant.

Il a au contraire démontré par les médias, l'écriture, la musique et à travers la population que le seul problème à Tahiti et ses iles et d'avoir un gouvernement local qui ne fait qu’en grainer une fausse économie, et les polynésien qui sont très attaché par leur coutumes, se retrouve aujourd'hui dans un monde industriel qui ne facilite pas les habitant à s'en sortir ..

Ils sont encore mal orientés alors que leur premier secteur est la pêche et l'agriculture. L'artisanat à presque disparu .. le gouvernement de la Polynésie ne le sauvegarde pas et ne se soucie même plus de leur propres valeurs .

Ce sont pour une des raisons pourquoi j'ai quitté Tahiti...

Cordialement.

Écrit par : Pambrun Hiomai | 05/04/2013

Les commentaires sont fermés.